(BFM Bourse) - L'indice parisien clôture en repli ce mercredi 17 juin, optant pour la prudence alors que le nouveau président de la Fed, Kevin Warsh, effectuera ce mercredi sa première intervention depuis sa nomination à la tête de la banque centrale.
La Bourse de Paris fait une pause, après avoir gagné plus de 3% sur les quatre dernières séances. Son indice phare, le CAC 40, a repris son souffle, cédant 0,20% à 8.430,79 points à la clôture du mercredi 17 juin.
Les investisseurs attendent l’issue de la réunion de deux jours de la Réserve fédérale (Fed) américaine, la première dirigée par son nouveau président, Kevin Warsh.
"Nous prévoyons que le taux directeur restera inchangé, dans une fourchette comprise entre 3,50% et 3,75%. Le président Warsh a fait part de sa volonté de réduire le bilan, mais cette réunion intervient trop tôt pour qu’un changement de politique soit envisagé, et nous nous attendons à ce qu’il reste prudent sur ce sujet lors de la conférence de presse, se contentant probablement de souligner la nécessité pour la Fed de réduire son empreinte", anticipe Tiffany Wilding, de Pimco.
"Alors que Kevin Warsh a été choisi par Donald Trump pour mener une politique de baisse de taux directeurs, il lui sera très difficile de convaincre les membres du comité de politique monétaire de mener à bien ce projet car l’inflation a fortement accéléré et car trois bons rapports sur l’emploi viennent de s’enchaîner. La meilleure carte de Warsh sera d’insister sur la forte incertitude justifiant un statu quo monétaire...", écrit de son côté Bastien Drut de CPRAM.
Avant la décision de politique monétaire de la Fed, les investisseurs ont pris acte des chiffres de la consommation aux États-Unis. Les ventes au détail ont progressé de 0,9% en mai aux États-Unis, tirées en particulier par les achats en stations-service, où les prix ont augmenté sur la période.
"La hausse des ventes au détail sur le mois de mai s’explique pour environ un tiers par les dépenses en stations-service. En volume (comprendre en quantités de gallons vendus), les ventes en stations-service sont environ 20% plus faibles qu’en février (dernier mois avant la guerre en Iran)", indique Bastien Drut.
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Orange lanterne rouge du CAC 40
Les investisseurs gardent également un œil sur la situation au Moyen-Orient. Les contours de l'accord de paix entre États-Unis et Iran se dessinent.
Bloomberg a rapporté que cet accord s'articulait en 14 points et présentait un vaste ensemble de mesures visant à apaiser les tensions, axé sur un cessez-le-feu permanent, la levée du blocus naval américain et la réouverture du détroit d’Ormuz, l’objectif étant de ramener le trafic à ses niveaux d’avant-guerre dans un délai d’environ 30 jours.
"Point crucial, ce projet prévoit des dérogations immédiates pour les exportations iraniennes de pétrole et de produits pétrochimiques dès la signature, ainsi qu’un ensemble plus large de mesures incitatives financières, notamment l’accès aux avoirs gelés (calendrier non précisé) et un plan de développement financé par des fonds extérieurs d’environ 300 milliards de dollars", souligne Deutsche Bank.
Du côté des valeurs, Orange a accusé la plus forte baisse du CAC 40 perdant 3,3%. Barclays a repris le suivi du titre avec un conseil à "pondération en ligne", équivalent de "neutre", jugeant que le temps est venu de faire une pause sur l'action.
Stellantis a reculé de 3,2% et Renault a perdu 2,2%, pâtissant d'une lecture croisée négative de l'avertissement sur résultats lancé par le groupe allemand BMW.
Sur le SBF 120, Abivax s'est arrogé la tête du second indice de la place parisienne avec un gain de 5,7%, tandis que Medincell a chuté de 12,1% dans le sillage de la publication de ses résultats annuels.
Sur les autres marchés, le pétrole s'est retourné à la hausse, le contrat d'août sur le Brent de mer du Nord gagne 1,2% à 79,91 dollars le baril tandis que celui de même échéance sur le WTI coté à New York grimpe de 1,3% à 77,04 dollars le baril. L'euro cède 0,15% face au billet vert à 1,1593 dollar.
